22 avril 2024
© KMBO / SONIS

Le Visiteur du futur : faut-il connaître la série pour apprécier le film ?

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Dispo dès fin août dans le cadre de Ciné-Cool, le Visiteur du futur vient de sortir officiellement en salles ce 7 septembre et il s’avère que le film est très réussi. Dans la parfaite lignée de la websérie et du roman, qui plus est. Mais est-ce qu’il faut avoir vu la série pour apprécier pleinement le film ?

Note : 9.25/10

La réponse pourrait tenir un seul mot : non.

Mais il est souhaitable d’argumenter, pour que vous compreniez parfaitement, car voir le film est absolument indispensable, tant il sera bientôt considéré comme un pilier de la SF dans le cinéma français. Et le tout, sans spoilers, évidemment !

Retour aux basiques

Le Visiteur du futur est, à l’origine, une websérie imaginée par François Descraques et sortie en 2009 sur Dailymotion, puis rapidement diffusée sur France 4. Dans cette série, on suivait les aventures de Raph, jeune homme sans histoire rencontrant un homme se présentant comme venant du futur. Cet homme l’informe que chacun des actes de Raph peut, à terme avoir des conséquences terribles sur l’avenir de l’Humanité. Bien rapidement, il se retrouve pourchassé par les membres de la Brigade temporelle. Au fil de la série, on apprendra que le Visiteur vient de Paris, en 2550 : le monde est dévasté et personne, sauf Raph, ne semble pouvoir remédier à cela…

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Du web au grand écran

Après des débuts sur Dailymotion et 57 épisodes, puis une BD ou encore un roman, le passage sur grand écran était assez logique, d’autant plus que la websérie avait réussi à fédérer autour d’elle de plus en plus de gens amateurs de SF bien faite. Car oui, François Descraques a le sens du détail et de la persévérance à revendre, en plus d’avoir le bon goût d’avoir engagé son frère Raphaël et Florent Dorin dans les rôles principaux respectifs de Raph et du Visiteur. Retardé suite à différents problèmes de droits mais aussi par la crise du Covid-19, le film n’est donc sorti que ce 7 septembre.

François Descraques a misé sur un scénario simple mais efficace : le Visiteur tente de convaincre Gilbert, incarné par Arnaud Ducret, de ne pas construire une centrale nucléaire. Mais le Visiteur se heurte à deux problèmes de taille. En effet, il doit convaincre Alice (incarnée par Enya Baroux), la fille de Gilbert, de rallier sa cause. Le gros souci pour le Visiteur du futur est qu’Alice est une jeune femme de caractère, et à l’opposé humainement parlant de son père. Elle est anarchiste, là où Gilbert est clairement un chef d’entreprise dénué d’empathie. Mais ils ont chacun des failles et Gilbert est plus gentil qu’il ne le laisse paraître…

L’autre gros souci rencontré par le Visiteur du futur est que la Brigade temporelle est de nouveau sur ses traces…

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La série regorgeait déjà de références à la pop-culture et le film en a évidemment, notamment par rapport à l’Incal ou à Star Wars et sa fameuse Cantina, tout comme il fait également référence à plusieurs épisodes de la série. Toutefois, il n’en n’abuse pas et l’intrigue principale est terminée à la fin du film. François Descraques a, au cours de son parcours artistique, développé un solide réseau, ce qui lui a permis de « recruter » des guests pour son film. Certes, cela fédère les fans de ces guests auprès du film, mais, si certains guests sont très bons et crédibles (comme Kyan Khojandi, David Marsais et Simon Astier en tête), d’autres sont un peu (voire beaucoup !) à la traîne et cela fait perdre un peu de qualité au long-métrage.

Côté rythme, le film se démarque d’autres blockbusters de SF par sa relative courte durée (102 minutes seulement !) : au moins, François Descraques va à l’essentiel. La mise en scène , les costumes et les décors sont de très haute volée et dignes des meilleurs blockbusters, avec pourtant un budget qu’on imagine bien moindre ! En fait, François Descraques a réussi un exploit assez fou : celui de parvenir à créer un univers complet et crédible à partir de peu de ressources, si ce n’est son cerveau et sa débrouillardise. On pourrait presque dire de lui que c’est une sorte de George Lucas à la française

Que ce soit dans la série ou dans le film, on sent très clairement les influences d’un film comme Terminator 2 : le jugement dernier et d’une série comme Doctor Who, entre autres oeuvres culte.

Des débuts prometteurs

Le Visiteur du futur a fait un superbe démarrage à 9 heures, à l’UGC Ciné Cité des Halles, avec 201 spectateurs. Fans de la première heure ? Curieux ? On ne le sait pas mais ça reste de bonne augure pour la suite, d’autant que la communication autour de ce film est assez importante, notamment sur les réseaux sociaux. Ciné-Cool, notamment, l’avait bien mis en avant dès le début de l’été.

Il est important de souligner que les films français de SF sont rares sur nos écrans de cinéma, et encore plus des films français de SF réussis. La faute revenant sans doute essentiellement aux professionnels du secteur souvent bien trop frileux quant à ce genre cinématographique généralement assez coûteux.

On espère que le film connaîtra un joli succès, car il le mérite, et qu’enfin, François Descraques et Florent Dorin connaîtront enfin l’immense succès qu’ils méritent vu tout le travail effectué.

Vous avez le film diffusé dans un cinéma proche de chez vous ? Il ne faut pas hésiter un seul instant !

Sachez d’ailleurs que la série est disponible à l’achat en coffret DVD, si vous voulez la (re)découvrir !

N.V

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